corrida

Publié le par sarah et zoé

La corrida est une forme de course de taureaux, consistant en un combat à l’issue duquel le taureau est mis à mort. La corrida est pratiquée essentiellement en Espagne, au Portugal, dans le Midi de la France, dans certains états d’Amérique latine (Mexique, Pérou, Colombie, Venezuela, Équateur et Bolivie).

Les adversaires de la corrida affirment que les taureaux font l’objet de manipulations frauduleuses. Les amateurs de tauromachie reconnaissent l’existence de telles manipulations, mais en ont une vision totalement différente.

 

Les manipulations frauduleuses selon les « anti »

Pour permettre le « spectacle » il est nécessaire d'énerver le taureau juste avant son entrée dans l'arène (parfois via l'usage d'armes électriques de défense). Si le taureau n'était pas énervé, il ne rechercherait pas forcément l'affrontement.

Il est malgré tout constaté que de plus en plus de taureaux manquent de vitalité, s'agenouillant dès leur entrée en piste ou chutant dès leur première tentative de charge, faits constatés et déplorés également par les aficionados. Des autopsies ont révélé une proportion non-négligeable de taureaux présentant des maladies invalidantes telles que la tuberculose conduisant à la saisie partielle ou totale de la viande . D'autres autopsies ont révélés la présence illicite de sédatifs chez plus de 20% des taureaux analysés .

 

L'afeitado

De plus, les taureaux sont très souvent afeitados. L’afeitado consiste à scier la pointe des cornes des taureaux (de cinq à dix centimètres) pour les remplacer par des cornes artificielles afin de réduire le risque pour les toreros. En 2001, 25% des cornes analysées par les vétérinaires taurins avaient été mutilées. En 2006, au sujet des cornes des taureaux présentés à Nîmes, le professeur Sautet, scientifique toulousain, affirme sur le site Terres taurines que « sur dix-huit taureaux analysés, ce ne sont pas deux taureaux qui présentaient un raccourcissement artificiel des cornes mais six taureaux qui ne répondaient pas aux critères. » soit 33 % des taureaux mutilés avant leur entrée dans l'arène.

Les cornes du taureaux sont sciées à vif. Certes, une intervention dans la partie cornée appelée « diamant » est indolore car la substance est identique à celle des ongles humains donc morte or l'ablation porte souvent sur la matière innervée qui est ensuite repoussé vers la racine. Afin de rendre indétectable cette mutilation, la pointe de la corne est reconstitué avec de la résine au moyen d'un chalumeau.

En plus du supplice enduré par le taureau lors de l'opération (une vingtaine de minutes les nerfs à vif), lorsque la corne vient heurter les planches derrières lesquelles les toreros s'abritent, la douleur peut être, biologiquement, comparée à celle ressentie en croquant un aliment avec une dent cariée (car les nerfs sont à vif dans les deux cas). De plus, jouant un rôle similaire aux antennes des insectes, une amputation des cornes dérègle la perception spatiale du taureau, ôtant beaucoup de précision à sa charge.

Malgré l'interdiction de l'afeitado par le règlement taurin, il en va autrement dans la pratique car on ne procède qu'exceptionnellement à la saisie des cornes. On peut dès lors s'interroger sur l'utilité des vétérinaires taurins, en principe garants de l'intégrité des animaux. Des cornes saisies pour être expertisées par l'école vétérinaire de Toulouse ont disparu pendant le transport. Si, malgré ces passes-droits, une sanction contre un éleveur reconnu coupable de fraude est prise par le maire de la ville concernée, celle-ci n'est quasiment jamais appliquée.[

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Publié dans protection des animaux

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